Home Actualités au Sénégal Comparé à Karim Wade , le fils de IBK au Mali va-t-il contribuer à la chute politique de son Père?

Comparé à Karim Wade , le fils de IBK au Mali va-t-il contribuer à la chute politique de son Père?

La presse malienne dépeint un chef de l’Etat ayant contracté la même maladie que l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade : « Le virus Karim. » Une ambition dynastique qui a contribué à la chute politique d’un père et de son fils – Karim Wade – condamné pour enrichissement illicite et détournements de fonds.

Lorsque la contestation a débordé en émeute à Bamako, vendredi 10 juillet, les manifestants se sont attaqués d’abord à l’Assemblée nationale en brisant ses vitres, puis à l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), perçu comme la voix du pouvoir. Un troisième lieu symbolique a aussi fait l’objet de saccages : la permanence politique de Karim Keïta, fils du président Ibrahim Boubacar Keïta (« IBK ») et député de la deuxième commune de la capitale. Bilan : quelques débris, des motos et des sacs de riz volés.

La cible n’est pas anecdotique. Depuis le début du mouvement de protestation engagé par la coalition de partis d’opposition M5, la figure du fils du président cristallise les critiques de népotisme et de clanisme. « De nombreux Maliens perçoivent l’ombre de Karim flotter au-dessus de l’Etat, indique Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel. Karim Keïta, la fraîche quarantaine, est un cosmopolite. Né à Paris, il a passé son bac à l’Athénée Royal de Waterloo à Bruxelles, avant d’effectuer des études de commerce à l’Ichec Brussels Management School, puis à HEC Montréal. Il est revenu au pays en 2006. « Karim a toujours voulu le pouvoir. Il a grandi dedans », confie l’un de ses amis d’enfance, aujourd’hui patron d’une entreprise à ACI, le quartier d’affaires de Bamako.  Ses amis se voient confier des postes à haute responsabilité peu liés à leurs compétences, et les négociations dans l’acquisition de contrats publics passent souvent par lui ou ses proches. Cela donne l’impression que le fils dirige le pays derrière le père. »

Dans ce climat de suspicion, une vidéo postée début juillet sur les réseaux sociaux va susciter le scandale. On y voit Karim Keïta tout sourire sur un yacht, dansant avec des femmes dénudées puis se faisant masser sur une plage d’Espagne. Dans un Mali en crise, ces images choquent. En guise de défense, le fils du président assure n’avoir été chargé « ni du menu ni de la liste des invités » de cette cérémonie privée qui n’a « pas coûté le moindre centime au contribuable ».

Mais le mal est fait. Son visage souriant est désormais exhibé sur des banderoles de manifestants dans sa commune avec les mentions « honte » et « démission »

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