Des regards d’assainissement dépourvus de couvercles sont signalés dans plusieurs quartiers de Dakar, notamment à Yoff, Grand-Yoff et aux Parcelles Assainies. Situés sur des trottoirs ou près de la chaussée, ces ouvrages ouverts se trouvent à proximité d’habitations, de commerces et d’axes fréquentés.
Pour rendre le danger plus visible, des riverains placent parfois des branches, des pierres ou des planches autour des ouvertures. Ces solutions de fortune ne constituent toutefois pas une protection adaptée, selon Abdoulaye Biaye, chargé des questions environnementales à la mairie de Grand-Yoff.
Un danger accru la nuit et en période de stagnation des eaux
À Yoff Dagoudane, un regard ouvert se situe près d’une maison. Des habitants disent devoir renforcer leur vigilance, surtout à la tombée de la nuit, lorsque les personnes ne connaissant pas le secteur peuvent ne pas repérer l’ouverture.
Le risque concerne également les enfants, particulièrement exposés lorsqu’ils jouent à proximité. Au marché Dior, aux Parcelles Assainies, les eaux stagnantes après les pluies compliquent par ailleurs les déplacements autour d’un regard qui devrait être fermé.
Madické Cissé, directeur de la Prévention et de la Gestion des inondations, souligne que l’absence de couvercle peut entraîner des chutes. Le risque augmente lorsque les ouvertures sont peu visibles ou recouvertes par l’eau.
Des déchets qui fragilisent le drainage
Au-delà de la sécurité des usagers, les regards ouverts deviennent des points d’entrée pour les sachets plastiques, bouteilles, pierres, sable et autres déchets. Avec le ruissellement, ces éléments peuvent être entraînés dans les canalisations et affecter le fonctionnement du réseau.
Cette situation intervient dans un contexte où l’efficacité des ouvrages de drainage est présentée comme importante pour la prévention des inondations à Dakar. Les opérations de curage réalisées avant l’hivernage visent précisément à préserver le bon fonctionnement de ces installations.
La mairie de Grand-Yoff appelle aussi les populations à éviter les branchements clandestins et la dégradation des ouvrages, tandis que les protections improvisées restent insuffisantes face aux risques liés aux regards non couverts.