Home A la Une au Sénégal LA GRÂCE PRÉSIDENTIELLE NE SAURAIT ÊTRE UN TERME DE RÉFÉRENCE DU DIALOGUE NATIONAL, SELON LA CCR
A la Une au Sénégal - 3 semaines ago

LA GRÂCE PRÉSIDENTIELLE NE SAURAIT ÊTRE UN TERME DE RÉFÉRENCE DU DIALOGUE NATIONAL, SELON LA CCR

La Convergence des cadres républicains (CCR), structure affiliée à l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), juge qu’une éventuelle grâce présidentielle en faveur de Khalifa Sall « ne saurait être une condition ou un élément des termes de références du dialogue national », à laquelle la classe politique a été conviée par le chef de l’Etat Macky Sall.

Dans un contexte actuel d’ouverture et de dialogue, « il est essentiel de s’entendre sur le fait que la mise en œuvre de la grâce présidentielle ne saurait être une condition ou un élément des Termes de références du Dialogue national », écrivent les responsables de la Convergence des cadres républicains dans un communiqué parvenu lundi à l’APS. Des soutiens et des acteurs politiques comptent sur une possible grâce présidentielle en faveur de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, condamné en 2018 à 5 ans de prison par le Tribunal de grande instance de Dakar, une peine confirmée par la Cour d’appel et la Cour suprême, dans le cadre de l’affaire dite de la « caisse d’avance » de la mairie de Dakar. Khalifa Sall, révoqué depuis de la tête de la mairie de Dakar, a été reconnu coupable d’escroquerie sur deniers publics dans cette affaire qui a conduit le Conseil constitutionnel au rejet de sa candidature pour la présidentielle de février dernier. La CCR réagit notamment au débat faisant suite à la dernière sortie du president de la République, à ce sujet, sur Radio France internationale, des declarations largement commentées par des acteurs politiques de tous bords. « D’abord, la décrispation ne saurait être réduite à une dimension de grâce. La grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation », avait-il déclaré dans une interview diffusée samedi sur les ondes de RFI.  Il répondait à la question sur la décrispation politique et la grâce présidentielle qu’il aurait envisagé d’accorder à Khalifa Sall. Le président Sall avait ajouté : « Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire. Annuellement, plus de cent personnes, voire un millier de personnes par an en moyenne bénéficient de la grâce. Justement, nous voulons revoir notre système pénal pour réduire le nombre de personnes en prison dans ce cadre-là ». « La CCR souligne toute la pertinence des propos du Chef de l’Etat car la grâce, un élément de la politique pénale du Sénégal, est une prérogative constitutionnelle discrétionnaire du président de la République », lit-on dans le communiqué des cadres de l’APR.  « Le Président l’accorde ou ne l’accorde pas à sa seule appréciation. Elle n’est toutefois pas une réhabilitation de la personne condamnée car elle n’efface point la condamnation pénale », ajoute-t-il.  Des soutiens de l’ancien maire de Dakar ont en revanche déploré cette sortie du président de la République, parmi lesquels Moussa Tine. « Khalifa est et reste en prison par sa volonté et parce qu’il l’a désiré. Il confirme tout », écrit ce dernier dans un post publié sur sa page Facebook. Cheikh Guèye, autre proche de Khalifa Sall, a fait part de sa surprise et de sa déception au journal Le Quotidien relativement à ces propos du président Sall, laissant entendre que ces déclarations font que le chef de l’Etat ne se met pas « au-dessus des contingences partisanes ». Une personnalité telle que le président de la République « doit mettre tout le monde à l’aise », avant d’ajouter que « les postures sont éphémères, de même que la vie ».

aps

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