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Actualités régionales - juillet 11, 2019

Le ministre Sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement se réjouit du contrat de la DSP

La signature de contrat de la Délégation de service public (DSP) des systèmes d’approvisionnement en eau potable en milieu rural dans la zone Nord du Sénégal (Louga, Saint-Louis et Matam) le 8 juillet 2019 entre l’Office des forages ruraux (OFOR) et la Sénégalaises des eaux en milieu rural (SDER), filiale de la Société des eaux (SDE) n’a pas laissé indifférent Serigne Mbaye Thiam.


« Ce contrat a d’énormes avantages pour les populations bénéficiaires », a d’emblée laissé entendre le ministre de l’Eau et de l’Assainissement. Poursuivant son allocution, M. Thiam ajoute : « avec cette réforme, nous aurons des coûts au mètre cube qui sont inférieurs. Pour l’usage domestique, il est à 250 francs CFA le mètre cube contre 350 francs. Et pour l’eau à usage pastorale et agricole, le mètre cube est de 200 francs CFA ».

Serigne Mbaye Thiam a en outre signalé qu’à l’exception de la Délégation de service public de l’eau pour les localités de Ndiosmone, Palmarin, Gorom, et autres, et compte tenu du traitement que nécessite cette eau, qui est le premier contrat qui a été signé, le prix du liquide précieux est à 275 francs le mètre cube. L’eau, qui sera facturée pour l’usage domestique en milieu rural, représente pratiquement la moitié du mètre cube en milieu urbain (500 francs CFA).

S’exprimant sur les difficultés liées à la réforme, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement relève que, dans une réforme, il y a toujours du bruit car il y a des gagnants et des perdants. Cependant, il signale que, dans la majorité des cas, les passations de service sont effectuées pour les Délégations qui ont déjà signé des contrats et qui sont opérationnels. Et avec une campagne de communication, de concertation, on arrive à lever les réticences et les appréhensions».

D’après le responsable Sénégalais, cette réforme va « accroitre l’efficacité et l’efficience de la gestion de l’eau en milieu rural, en professionnalisant cette gestion de l’eau ».  

Rappelons que la SDE assure l’exploitation et la gestion du service public de l’eau potable en milieu urbain au Sénégal depuis 1996. Elle a été mandatée par l’Etat à la suite de la restructuration du sous-secteur de l’hydraulique urbaine sur la base d’un contrat d’affermage. Lequel prendra fin en décembre prochain.

L’OFOR, quant à lui, est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle du ministère de l’Eau et de l’Assainissement et sous la tutelle financière du ministère chargé des Finances. Il a pour mission de gérer le patrimoine de près de 2000 forages, de passer les contrats de gestion avec les futurs opérateurs privés comme la SDER et les différentes conventions avec les acteurs du sous-secteur de l’hydraulique rurale, et enfin, d’apporter un appui-conseil aux différents acteurs (collectivités locales, usagers et secteur privé).

VivAfrik

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