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Actualités au Sénégal - juillet 27, 2019

SÉNÉGAL : BFEM À 72 ANS : IBRAHIMA AMADOU SY VISE LE BAC

Après avoir décroché son diplôme de Brevet de fin d’études moyennes (BFEM), au centre d’examen de Kothiary (Est du Sénégal) dans le département de Goudiry (région de Tambacounda), à l’âge de 72 ans, Ibrahima Amadou SY veut le BAC. C’est l’objectif qu’il s’est fixé pour l’année prochaine. Pour ce faire, il demande « une dérogation » pour pouvoir postuler, dans un entretien avec L’Obs.

Déjà, il ne cache pas sa joie d’avoir décroché le BFEM. « Cela n’a pas été facile, j’ai travaillé dur pour y arriver. Enfin ! Je l’ai eu ! J’ai toujours admiré les élèves qui préparent le BFEM ou le Bac », exulte-t-il. Un résultat fruit d’un dur labeur du vieil élève décrit comme un potache « assidu, méthodique, ordonné et sérieux » par Amadou Kadia, le coordonnateur de ’’Yeteeré Allah’’, établissement d’enseignement privé. « La réussite du vieux Ibrahima Amadou ne nous a pas surpris. Il est un bon collaborateur ordonné. Il venait suivre les cours à l’école. Il a toujours un livre par devers lui », confie-t-il au journal.

Reconnaissant, SY remercie le corps professoral pour leur soutien : « Amadou Kadia et les autres professeurs m’ont accueilli à bras ouverts. Ils ne se sont pas attardés sur mon âge et n’ont ménagé aucun effort pour me faciliter les apprentissages ».

De retour d’exil après 3 ans en France, le vieil candidat a réussi après plusieurs échecs. Son dossier est rejeté en 2017. En 2019, sa quatrième tentative sera la bonne. « En salle, les autres candidats, qui peuvent être mes petits-fils, étaient surpris. Et ébahis de me voir. Mais, ils ne m’ont jamais raillé. Bien au contraire, ils m’ont le respect qui sied aux personnes de mon âge. Ils étaient à la limite déférents ».

Divorcé et père d’une fille mariée, ne vivrait que de sa pension de la France de 10 mille F CFA. Jeune adolescent, SY avait tenté l’aventure et s’était dégoté un boulot de pointeur à l’usine Renault. Malade, il prit le chemin du retour, 3 ans plus tard. « C’est comme si on m’avait jeté un sort. C’est qu’après d’intenses soins à Sadatou, mon village natal, que j’ai pu reprendre mes activités ». Avec une farouche volonté de décrocher le BFEM.

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