Home A la Une au Sénégal SENEGAL : LE DG DE L’IPRES SE LAVE À GRANDE EAU : « ON NE PEUT RIEN ME REPROCHER… »
A la Une au Sénégal - 7 jours ago

SENEGAL : LE DG DE L’IPRES SE LAVE À GRANDE EAU : « ON NE PEUT RIEN ME REPROCHER… »

Une sortie pour éviter que le sabre ne lui tombe de dessus ? Le Directeur général l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) a brisé le silence. Mamadou Sy Mbengue est monté au créneau pour apporter des précisions sur les accusations portées contre sa personne et sur sa gestion de ladite institution. Le DG de l’IPRES, par ailleurs maire de Tivaouane, a battu en brèche les informations selon lesquelles il y a une crise financière dans la boite qu’il dirige depuis le 1er avril 2014.

En conférence de presse, tenue à côté de certains de ses collaborateurs et… des membres de sa famille, il a également rejeté en bloc l’argument selon lequel il est parrainé par le couple présidentiel. « Je ne suis pas parrainé par le président de la République. On ne m’a pas nommé par décret présidentiel. Je ne suis pas le protégé de Macky Sall encore moins celui de Marième Faye Sall », a déclaré le directeur général de l’IPRES qui soutient avec véhémence qu’il n’y a pas de crise au sein de l’institution.

« Mamadou Racine Sy m’a affirmé qu’il souhaite mon départ »

Toutefois, il a révélé que le président du Conseil d’administration de l’IPRES en l’occurrence Mamadou Racine Sy, lui a avoué qu’il voulait son départ. « Quand j’ai été le voir, il m’a affirmé qu’il veut que je quitte à la tête de l’IPRES parce que je fais partie des instigateurs qui ont parlé de la fin de son mandat depuis 2016. Il m’a dit ’’Je vais quitter bientôt, je veux que tu quittes’’ », a-t-il soutenu. Avant de faire savoir qu’il ne partira que quand son heure de départ sonnera. « Je reste, je ne bouge pas. Je quitterai quand mon heure sonnera. Je n’ai rien à me reprocher. Il n’y a aucune signature de chèque que j’ai fait tout seul. Sur le plan de la gestion, on ne peut rien me reprocher », a glorifie-t-il.

« Deux plaintes déposées contre des agents impliqués dans les malversations »

Nonobstant, il a reconnu qu’il y a eu des fraudes sur les tickets restaurants et un cas de détournement qui ont été démasqués dernièrement au sein de l’institution. Les personnes qui sont impliqués dans ces malversations, rassure-t-il, ont été suspendues de leurs fonctions avant d’être traduites devant la justice. « Après constat des cas de fraudes, nous avons déposé deux plaintes au niveau de la Division des investigations criminelles et au niveau de la sûreté urbaine. Les auditions pour apporter la lumière sur ces affaires sont en cours. C’est nous qui avons découvert le pot aux roses, qui avons commandité, l’enquête est en cours. Maintenant, ce n’est au directeur d’accélérer une enquête qui est entre les mains des professionnels », a expliqué l’édile de ville sainte non sans révéler qu’entre 2014 à aujourd’hui, il a licencié quatre personnes pour des faits de fraude.

« Prise en charge médicale des retraités une faute tolérable »

S’agissant de la rupture des médicaments au niveau du centre médico-social de l’IPRES il l’a reconnu avant rappeler que la prise en charge des retraités n’est pas une obligation pour l’IPRES. « La prise en charge médicale est à 100% gratuite pour les retraités, leurs femmes et leurs enfants de moins de 21 ans. On dépense presque 800 millions de francs CFA sur l’achat des médicaments. C’est une prise en charge est une faute parce que les corps de contrôle de l’Etat nous le reprochent dans leurs rapports mais, nous estimons que c’est une faute tolérable parce que c’est une prise en charge des personnes vulnérables », dit-il. Poursuivant, il a indiqué qu’il n’y jamais eu de retard sur les salaires des retraités. A l’en croire, l’Ipres anticipe même les paiements des salaires. Dans le même ordre d’idées, il a nié les recrutements abusifs qui lui sont imputés. D’après lui, l’Ipres a même un gap de 53 agents qu’il est en train de combler petit à petit dans la gestion rationnelle des effectifs.

30 milliards de dette recouvrés au niveau de l’Etat

Auparavant, Mamadou Sy Mbengue a dressé un bilan reluisant de sa boite. D’après lui, en 2013, l’année qui précède sa nomination à la tête de cette institution, l’Ipres avait fait un recouvrement de 73 milliards 445 millions de francs CFA. Mais, « en 2018, nous avons fait un recouvrement de 121 milliards 60 millions de francs CFA. Ce qui est un bon de 60,6 milliards sur le recouvrement », relève-t-il.

En sus, Mbengue a ajouté que l’Ipres n’est plus la vache laitière de l’Etat du Sénégal comme ce fut le cas dans le régime précédent. A l’en croire, c’est maintenant l’effet contraire qui se produit. « L’Ipres a recouvré plus de 30 milliards de franc CFA de dette au niveau de l’Etat », indique-t-il non sans faire savoir qu’il poursuit son travail et prévient-il : « personne ne peut pousser à partir sans motif valable ».

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