Home SOCIETE SÉNÉGAL/LOUGA: SA FEMME ACCOUCHE DE TRIPLETS, UN VIEUX DE (66 ANS) N’EXCLUT PAS L’OUVERTURE DE L’ADOPTION POUR LA SURVIE DE SES NOUVEAUX NÉS
SOCIETE - septembre 25, 2019

SÉNÉGAL/LOUGA: SA FEMME ACCOUCHE DE TRIPLETS, UN VIEUX DE (66 ANS) N’EXCLUT PAS L’OUVERTURE DE L’ADOPTION POUR LA SURVIE DE SES NOUVEAUX NÉS

Des marginaux, on en trouve un peu partout dans le monde. Aliou TALL en est-il un des rares à Louga et demeurant au quartier Médina Salam? Ou presque. Nos reporters sont allé à sa rencontre à la matinée du Mardi 24 Septembre 2019. Sur place où il est midi, un homme originaire de Keur Momar SARR et une femme originaire de Potou sans occupation culinaire assis et tenant à tour de bras des triplets de bébé  Thierno Bachir, Adama et Awa.Après les salamalecs d’usage à la sénégalaise, l’homme, les larmes presque aux yeux, crie toute sa détresse: «Il y a 18 ans de cela, j’ai quitté Keur Momar SARR par manque de moyens de survie. Arrivé à Louga, je me suis investi dans le transport hippomobile. Aux premiers jours, je gagnais décemment ma vie.  Auourdhuit mes 66 ans d’âge ne me permettent pas d’être très productif comme par mes premières années de mariage avec une première épouse dont je suis veuf depuis longtemps», argumente-t-il. «Je vous fais une révélation: à la naissance de mes triplets, je n’ai même pas sacrifié un mouton ainsi que l’imam de mon quartier m’en avait fait la recommandation du fait de mon extrême pauvreté. Même à la dernière célébration de la Tabaski, je n’ai pas sacrifié de mouton non plus», lance-t-il, mouchoir aux yeux avant de remercier vivement les journalistes. Mais, en tant qu’homme à l’âge de se marier, il me fallait décrocher cette âme sœur (son épouse) dont je remercie les siens qui ont consenti avec beaucoup de philosophie notre union sacrée. Nous nous débattions récemment tant bien que mal dans nos difficultés quotidiennes pour survivre. Mais nos difficultés sont accélérées par la couche et l’accouchement par madame de nos trois enfants. À l’hôpital où elle les avait accouchés, je me suis débrouillé pour payer les frais d’hospitalisation. Non sans difficultés parce qu’il a fallu recourir à l’endettement pour les éponger auprès des créanciers. L’entretien quotidien de nos rejetons est une véritable entrave à mon travail. Car entretenir des jumeaux, il n’y a rien de tel comme contrainte. La conséquence est que je ne travaille quasiment plus. Et ça a une incidence sur la vie même de mon cheval qui n’est plus entretenu. Comme vous pouvez le constater de visu, madame ne prépare plus ni petit-déjeuner ni déjeuner. Et nous n’avons non plus ni le temps ni les ressources pour nous le permettent».  À la question de savoir s’il y a parmi les siens qui peuvent lui venir diversement en aide, il répond catégoriquement par la négative en lançant appel à l’aide de la part de bonnes volontés du pays. «Je lance un appel à tous mes compatriotes, particulièrement à Marième FAYE SALL dont la générosité est devenue légendaire à travers le Sénégal dirigé de main de maître par son époux. Je n’exclue même pas l’ouverture de l’adoption pour la survie de nos triplets faméliques criant toutes les nuits durant. Non pas par maladie mais par manque de nourriture. En effet, leur mère allaitante ne mange presque pas. Le lait dont ils ne nourrissent est tellement cher au point qu’ils en sont faméliques. Un pot de lait nous revient à 5000 F à la pharmacie et n’est suffisant que pour deux jours de consommation seulement.

Source : lougawebmedias

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