Université
Home Actualités au Sénégal TENSIONS À L’UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR : LES ÉTUDIANTS AU FRONT
Actualités au Sénégal - 4 semaines ago

TENSIONS À L’UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR : LES ÉTUDIANTS AU FRONT

La tension est vive à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, avec des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. En effet, les pensionnaires sont au front, depuis ce matin, lundi, 2 mars. Du coup, il n’y a pas eu de cours.

Débordés, les policiers ont fait appel à la gendarmerie, venue en renfort, rapporte le correspondant de Sud fm.

Dans leur chapelet de doléances, les étudiants réclament, entre autres, l’achèvement des chantiers « à l’arrêt » à l’Université. Pour eux, il est difficile de suivre les cours dans ces conditions. Autre point de revendication, l’expansion du restaurant mais aussi de la bibliothèque.

Pour se faire entendre, ils ont brûlé des pneus, ouvrant plusieurs fronts autour de l’Université. Ils disent en avoir assez « des promesses » servies par les autorités.

CRIMINALISATION DU VIOL : LES RÉSERVES DU JUGE TÉLIKO

Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) a décelé des manquements sur la nouvelle loi criminalisant le viol et la pédophilie. Selon l’As, même s’il salue l’intention très louable de faire face à la recrudescence de ces infractions, il considère que la question est de savoir si le durcissement des peines peut permettre d’aboutir à la dissuasion et à la répression. « Nous avons des réserves avec cette loi. La première, contrairement à ce que l’on peut penser, l’effet dissuasif dépend moins de la sévérité des peines encourues que de la certitude dans le prononcé de la sanction. Or, cette certitude ne peut pas être le résultat de la loi et les résultats des enquêtes menées sur le terrain. La seconde réserve, c’est que des problèmes rencontrés par les acteurs d’imputabilité des actes d’agressions sexuelles. Souvent, on a des dossiers où c’est la parole de la victime contre celle du prévenu ou tout au plus des témoignages des personnes proches qui ne sont pas suffisamment consistants pour permettre d’aboutir à une condamnation. Ce qui explique le nombre élevé de cas de relaxe », a expliqué le juge Téliko.

Selon lui, les expériences prouvent que les juges sont plus exigeants en matière de preuve pour des peines élevées. Toujours dans ses réserves par rapport à l’efficacité de la loi, le magistrat a soutenu qu’avec la criminalisation, la saisine du juge d’instruction est obligatoire avec le risque de voir l’accroissement du nombre de cas de longue détention. Il s’agit de personnes qui sont poursuivies, placées sous mandat de dépôt, pendant deux ou trois ans puis acquittées. C’est pourquoi, il appelle à prendre des mesures pour que la pratique et la mise en œuvre puissent permettre de corriger les manquements, notamment les mesures d’accompagnement au niveau des enquêtes.

Criminalisation du viol : La Procureur Dior Fall rectifie le juge Téliko

La procureur Dior Fall n’a pas apprécié la sortie du président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), Souleymane Téliko qui émet de sérieuses  réserves quant à l’application de la loi criminalisant le viol et la pédophilie.

«Les arguments donnés n’ont pas de sens. On ne peut pas dire que les longues détentions risquent de s’aggraver pour s’opposer à la nouvelle loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie», a martelé la magistrate dans Walf Quotidien.

Elle rembobine : «Ce n’est ni un motif ni une excuse valable pour laisser échapper les prédateurs sexuels entre les mailles de la justice».

D’après Dior Fall, «c’est plutôt un problème d’administration de la justice.» Ainsi, propose-t-elle d’augmenter le nombre de magistrats et organiser les cabinets d’instruction.

À l’en croire, il n’est nullement prouvé que les dossiers de viol encombrent les cabinets d’instruction. Entre janvier et octobre 2019, 1229 cas de viols ont été recensés, a-r-elle révélé.

TENSIONS À L’UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR : LES ÉTUDIANTS AU FRONT

La tension est vive à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, avec des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. En effet, les pensionnaires sont au front, depuis ce matin, lundi, 2 mars. Du coup, il n’y a pas eu de cours.

Débordés, les policiers ont fait appel à la gendarmerie, venue en renfort, rapporte le correspondant de Sud fm.

Dans leur chapelet de doléances, les étudiants réclament, entre autres, l’achèvement des chantiers « à l’arrêt » à l’Université. Pour eux, il est difficile de suivre les cours dans ces conditions. Autre point de revendication, l’expansion du restaurant mais aussi de la bibliothèque.

Pour se faire entendre, ils ont brûlé des pneus, ouvrant plusieurs fronts autour de l’Université. Ils disent en avoir assez « des promesses » servies par les autorités.

CRIMINALISATION DU VIOL : LES RÉSERVES DU JUGE TÉLIKO

Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) a décelé des manquements sur la nouvelle loi criminalisant le viol et la pédophilie. Selon l’As, même s’il salue l’intention très louable de faire face à la recrudescence de ces infractions, il considère que la question est de savoir si le durcissement des peines peut permettre d’aboutir à la dissuasion et à la répression. « Nous avons des réserves avec cette loi. La première, contrairement à ce que l’on peut penser, l’effet dissuasif dépend moins de la sévérité des peines encourues que de la certitude dans le prononcé de la sanction. Or, cette certitude ne peut pas être le résultat de la loi et les résultats des enquêtes menées sur le terrain. La seconde réserve, c’est que des problèmes rencontrés par les acteurs d’imputabilité des actes d’agressions sexuelles. Souvent, on a des dossiers où c’est la parole de la victime contre celle du prévenu ou tout au plus des témoignages des personnes proches qui ne sont pas suffisamment consistants pour permettre d’aboutir à une condamnation. Ce qui explique le nombre élevé de cas de relaxe », a expliqué le juge Téliko.

Selon lui, les expériences prouvent que les juges sont plus exigeants en matière de preuve pour des peines élevées. Toujours dans ses réserves par rapport à l’efficacité de la loi, le magistrat a soutenu qu’avec la criminalisation, la saisine du juge d’instruction est obligatoire avec le risque de voir l’accroissement du nombre de cas de longue détention. Il s’agit de personnes qui sont poursuivies, placées sous mandat de dépôt, pendant deux ou trois ans puis acquittées. C’est pourquoi, il appelle à prendre des mesures pour que la pratique et la mise en œuvre puissent permettre de corriger les manquements, notamment les mesures d’accompagnement au niveau des enquêtes.

Criminalisation du viol : La Procureur Dior Fall rectifie le juge Téliko

La procureur Dior Fall n’a pas apprécié la sortie du président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), Souleymane Téliko qui émet de sérieuses  réserves quant à l’application de la loi criminalisant le viol et la pédophilie.

«Les arguments donnés n’ont pas de sens. On ne peut pas dire que les longues détentions risquent de s’aggraver pour s’opposer à la nouvelle loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie», a martelé la magistrate dans Walf Quotidien.

Elle rembobine : «Ce n’est ni un motif ni une excuse valable pour laisser échapper les prédateurs sexuels entre les mailles de la justice».

D’après Dior Fall, «c’est plutôt un problème d’administration de la justice.» Ainsi, propose-t-elle d’augmenter le nombre de magistrats et organiser les cabinets d’instruction.

À l’en croire, il n’est nullement prouvé que les dossiers de viol encombrent les cabinets d’instruction. Entre janvier et octobre 2019, 1229 cas de viols ont été recensés, a-r-elle révélé.

TENSIONS À L’UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR : LES ÉTUDIANTS AU FRONT

La tension est vive à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, avec des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. En effet, les pensionnaires sont au front, depuis ce matin, lundi, 2 mars. Du coup, il n’y a pas eu de cours.

Débordés, les policiers ont fait appel à la gendarmerie, venue en renfort, rapporte le correspondant de Sud fm.

Dans leur chapelet de doléances, les étudiants réclament, entre autres, l’achèvement des chantiers « à l’arrêt » à l’Université. Pour eux, il est difficile de suivre les cours dans ces conditions. Autre point de revendication, l’expansion du restaurant mais aussi de la bibliothèque.

Pour se faire entendre, ils ont brûlé des pneus, ouvrant plusieurs fronts autour de l’Université. Ils disent en avoir assez « des promesses » servies par les autorités.

CRIMINALISATION DU VIOL : LES RÉSERVES DU JUGE TÉLIKO

Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) a décelé des manquements sur la nouvelle loi criminalisant le viol et la pédophilie. Selon l’As, même s’il salue l’intention très louable de faire face à la recrudescence de ces infractions, il considère que la question est de savoir si le durcissement des peines peut permettre d’aboutir à la dissuasion et à la répression. « Nous avons des réserves avec cette loi. La première, contrairement à ce que l’on peut penser, l’effet dissuasif dépend moins de la sévérité des peines encourues que de la certitude dans le prononcé de la sanction. Or, cette certitude ne peut pas être le résultat de la loi et les résultats des enquêtes menées sur le terrain. La seconde réserve, c’est que des problèmes rencontrés par les acteurs d’imputabilité des actes d’agressions sexuelles. Souvent, on a des dossiers où c’est la parole de la victime contre celle du prévenu ou tout au plus des témoignages des personnes proches qui ne sont pas suffisamment consistants pour permettre d’aboutir à une condamnation. Ce qui explique le nombre élevé de cas de relaxe », a expliqué le juge Téliko.

Selon lui, les expériences prouvent que les juges sont plus exigeants en matière de preuve pour des peines élevées. Toujours dans ses réserves par rapport à l’efficacité de la loi, le magistrat a soutenu qu’avec la criminalisation, la saisine du juge d’instruction est obligatoire avec le risque de voir l’accroissement du nombre de cas de longue détention. Il s’agit de personnes qui sont poursuivies, placées sous mandat de dépôt, pendant deux ou trois ans puis acquittées. C’est pourquoi, il appelle à prendre des mesures pour que la pratique et la mise en œuvre puissent permettre de corriger les manquements, notamment les mesures d’accompagnement au niveau des enquêtes.

Criminalisation du viol : La Procureur Dior Fall rectifie le juge Téliko

La procureur Dior Fall n’a pas apprécié la sortie du président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), Souleymane Téliko qui émet de sérieuses  réserves quant à l’application de la loi criminalisant le viol et la pédophilie.

«Les arguments donnés n’ont pas de sens. On ne peut pas dire que les longues détentions risquent de s’aggraver pour s’opposer à la nouvelle loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie», a martelé la magistrate dans Walf Quotidien.

Elle rembobine : «Ce n’est ni un motif ni une excuse valable pour laisser échapper les prédateurs sexuels entre les mailles de la justice».

D’après Dior Fall, «c’est plutôt un problème d’administration de la justice.» Ainsi, propose-t-elle d’augmenter le nombre de magistrats et organiser les cabinets d’instruction.

À l’en croire, il n’est nullement prouvé que les dossiers de viol encombrent les cabinets d’instruction. Entre janvier et octobre 2019, 1229 cas de viols ont été recensés, a-r-elle révélé.

TENSIONS À L’UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR : LES ÉTUDIANTS AU FRONT

La tension est vive à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, avec des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. En effet, les pensionnaires sont au front, depuis ce matin, lundi, 2 mars. Du coup, il n’y a pas eu de cours.

Débordés, les policiers ont fait appel à la gendarmerie, venue en renfort, rapporte le correspondant de Sud fm.

Dans leur chapelet de doléances, les étudiants réclament, entre autres, l’achèvement des chantiers « à l’arrêt » à l’Université. Pour eux, il est difficile de suivre les cours dans ces conditions. Autre point de revendication, l’expansion du restaurant mais aussi de la bibliothèque.

Pour se faire entendre, ils ont brûlé des pneus, ouvrant plusieurs fronts autour de l’Université. Ils disent en avoir assez « des promesses » servies par les autorités

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Check Also

Coronavirus : quand l’Afrique dénonce la «maladie des blancs»

La propagation du coronavirus révèle une xénophobie latente dans certains pays et certaine…