Le Ghana interdit, à partir du 1er septembre 2026, l’exportation d’or artisanal non raffiné. Cette décision doit soutenir la transformation du métal sur le territoire national, en conservant localement une étape supplémentaire de la chaîne de valeur.
Une stratégie de raffinage local
Selon RFI, cette interdiction constitue une nouvelle étape dans l’ambition ghanéenne de raffiner davantage son or sur place. La mesure concerne spécifiquement l’or issu de l’exploitation artisanale et exporté sans avoir été raffiné.
L’objectif présenté est donc de favoriser la transformation locale des ressources du pays plutôt que leur exportation à l’état non raffiné.
La question de la viabilité des raffineries
Cette orientation se heurte toutefois à des difficultés déjà relevées dans le secteur. Un spécialiste cité par RFI indique que des raffineries d’or existent au Ghana depuis environ vingt ans, sans qu’aucune n’ait réellement réussi à s’imposer durablement.
D’après cette même analyse, ces installations ont notamment rencontré des obstacles pour dégager des bénéfices. L’interdiction entrée en vigueur ouvre ainsi une nouvelle phase de la politique de transformation locale, dont l’efficacité dépendra aussi de la capacité des raffineries à fonctionner de manière rentable.
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