Un avant-projet de résolution américain sur le Sahara occidental propose une évolution importante de la MINURSO, rapporte Libération en reprenant RFI. Le texte intervient dans les discussions sur le renouvellement du mandat de la mission des Nations unies.
Selon ces informations, Washington souhaite supprimer la référence au référendum dans son intitulé et préparer une transformation en mission politique. Le projet privilégie le plan d’autonomie présenté par le Maroc comme base du règlement.
Le Front Polisario rejette cette orientation. Son représentant auprès de l’ONU considère qu’elle remet en cause le cadre du processus et les droits qu’il défend. Cette position est notamment reprise dans une déclaration publiée par l’agence sahraouie SPS.
Il s’agit d’un projet soumis aux négociations du Conseil de sécurité, et non d’une résolution déjà adoptée. Ni le changement de nom ni les modifications du mandat ne doivent donc être présentés comme entrés en vigueur. Les positions diplomatiques restent opposées à ce stade des discussions.
Un projet diplomatique n’est pas une décision adoptée
La proposition américaine rapportée le 22 octobre doit être distinguée du texte qui pourrait être finalement soumis au vote puis adopté. Pendant une négociation, le nom d’une mission, son mandat et les formulations politiques peuvent encore faire l’objet de discussions. L’existence d’un projet ne suffit donc pas à annoncer une modification déjà entrée en vigueur de la MINURSO.
La disparition envisagée de la référence au référendum dans l’intitulé aurait une portée politique si elle était retenue. Mais la lecture du seul nom ne permettrait pas de connaître toutes les tâches confiées à une mission : le mandat, sa durée et ses modalités opérationnelles devraient également être examinés.
Des positions opposées à présenter comme telles
Le soutien à une solution fondée sur l’autonomie sous souveraineté marocaine et l’opposition exprimée par le Polisario renvoient à des positions contradictoires dans le dossier du Sahara occidental. Leur présentation n’implique pas qu’un accord entre les parties ait été trouvé. Le désaccord rapporté reste un élément central de la séquence diplomatique.
Le suivi devra porter sur le texte final éventuellement adopté, la répartition des votes et les explications données par les délégations. Une déclaration d’un acteur renseigne sur sa position, pas sur l’issue acquise de la négociation. À ce stade, le changement décrit reste une proposition : il serait inexact de publier la transformation de la mission ou le règlement du différend comme un fait accompli.
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