Amadou Ba affirme que le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé les estimations avancées par Ousmane Sonko concernant l’ampleur de la dette dite « cachée » du Sénégal. Dans une publication relayée par Senego, il évoque une dette de l’administration centrale équivalente à 119 % du PIB à la fin de 2024.

Selon lui, ce ratio atteindrait 132 % du PIB en incluant le secteur parapublic. Il oppose ces niveaux à un taux de 74 % du PIB qu’il attribue au régime de Macky Sall.

Des montants avancés pour l’administration centrale

Amadou Ba cite également un Bulletin statistique de la dette du ministère des Finances, daté de juillet 2026. Il affirme que l’encours de la dette de l’administration centrale, annoncé à 13 854 milliards de francs CFA à la fin de 2023, aurait été réévalué à 20 773 milliards de francs CFA après prise en compte de la dette qu’il qualifie de cachée.

L’écart avancé s’élève ainsi à près de 7 000 milliards de francs CFA. Ces chiffres sont mobilisés par le responsable de Pastef pour défendre la position d’Ousmane Sonko sur la situation des finances publiques.

Une lecture politique des conséquences

Dans son texte, Amadou Ba estime que cette réévaluation éclaire les difficultés économiques et financières du pays. Il critique aussi les réactions favorables à un accord de restructuration de la dette, auquel il associe des conséquences sociales qu’il juge préoccupantes.

Ces appréciations relèvent de sa position politique. La publication ne détaille pas les modalités de calcul retenues pour passer des montants cités aux ratios de dette rapportés au PIB.