L’Alliance pour la République (APR) traverse une phase de recomposition politique, sur fond de départs de responsables et d’appels à des élus pour rallier la mouvance présidentielle. Dans une analyse, SeneNews estime que cette séquence met en lumière les difficultés de l’ancien parti au pouvoir à maintenir une dynamique collective depuis le départ de Macky Sall de la présidence.

Des élus courtisés par la mouvance présidentielle

Le média rapporte que le président Bassirou Diomaye Faye a appelé plus de 300 maires, dont une grande partie serait issue de l’APR, à se rapprocher de la mouvance présidentielle. La Chambre des élus de l’APR s’était opposée à ces ralliements, selon SeneNews, sans que cette mobilisation ne débouche sur une action durable pour retenir les élus concernés.

SeneNews fait également état de la démission de l’APR d’Abdoulaye Saydou Sow, maire de Kaffrine, et de Mamadou Kassé, président du Conseil départemental de Tambacounda. Le média présente leur éventuel rapprochement avec Kiiraay comme une perspective, et non comme un ralliement déjà officialisé.

Une recomposition engagée depuis la présidentielle de 2024

L’analyse situe les fragilités du parti avant même la perte du pouvoir, en évoquant des candidatures concurrentes au sein de son camp lors de la présidentielle de 2024. Après ce scrutin, Amadou Ba, présenté comme appelé à prendre la direction de la formation, se serait progressivement éloigné de l’APR. SeneNews cite parmi ses soutiens Cheikh Oumar Hanne et Zahra Iyane Thiam.

Le média relève par ailleurs la faible visibilité publique de plusieurs responsables de l’APR, tout en soulignant les interventions parlementaires d’Abdou Mbow et d’Aïssata Tall Sall, présentés comme des figures de l’opposition à l’Assemblée nationale.

Le défi de l’organisation politique

Au-delà de la question des départs, SeneNews décrit un enjeu d’organisation et de présence politique pour l’APR. Le parti, qui a dominé la scène politique sénégalaise pendant plus d’une décennie, doit désormais préserver son implantation locale et définir une capacité de mobilisation dans l’opposition. L’analyse considère que l’absence d’initiatives et de prises de parole collectives nourrit les interrogations sur sa reconstruction.