Ousmane Gandhy Ba plaide pour que l’Assemblée nationale replace les préoccupations quotidiennes des Sénégalais au centre de ses travaux. Dans une tribune, il appelle les 165 députés de la XVe législature à convoquer une session extraordinaire afin d’entendre des membres du gouvernement sur plusieurs dossiers économiques et sociaux.

L’auteur estime que les débats institutionnels et les rapports de force politiques occupent une place excessive au regard des difficultés évoquées dans son texte, notamment la baisse du pouvoir d’achat, la précarité des ménages et les difficultés rencontrées par les entreprises. Il juge également nécessaires l’encadrement des fonds spéciaux et la publication des déclarations de patrimoine des principaux responsables, mais considère que ces sujets ne doivent pas éclipser les urgences sociales.

Des ministres appelés à répondre sur plusieurs dossiers

La proposition vise en particulier le ministre chargé de l’Industrie et du Commerce, sur la cherté de la vie et les prix des produits de grande consommation. Ousmane Gandhy Ba souhaite aussi que le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Souveraineté alimentaire soit entendu sur la campagne agricole, les intrants et l’accompagnement des producteurs.

Il cite également l’énergie, avec des demandes d’explications sur les prix du carburant, le coût de l’énergie, les coupures d’électricité et la renégociation des contrats pétroliers et gaziers. L’hydraulique et l’assainissement figurent aussi parmi les thèmes proposés, autour de la prévention des inondations et des réponses destinées aux populations concernées.

Emploi, protection sociale et finances publiques

Dans cette tribune, l’auteur propose par ailleurs des discussions parlementaires sur les bourses familiales, la protection sociale et l’insécurité alimentaire. Il appelle à interpeller le ministre de l’Intérieur sur la sécurité publique, le renouvellement des cartes nationales d’identité arrivant à expiration au premier trimestre 2027 et le respect du calendrier électoral.

Les finances publiques, la dette intérieure due au secteur privé national, les emprunts, la masse salariale et les perspectives économiques devraient aussi, selon lui, faire l’objet d’un débat. Enfin, il demande des éclaircissements sur le Pacte de stabilité sociale, les pertes d’emplois et les mesures envisagées pour préserver l’emploi et renforcer le dialogue social.

Un appel au contrôle parlementaire

Pour Ousmane Gandhy Ba, le contrôle de l’action gouvernementale doit permettre aux députés d’obtenir des réponses précises sur les préoccupations de la population. Il présente cette fonction comme un instrument de reddition de comptes, au-delà des clivages entre majorité et opposition.