Paystack entend élargir son rôle au-delà de l’encaissement en ligne. Lors de Moonshot 2026 à Lagos, son cofondateur et directeur général, Shola Akinlade, a déclaré que la fintech nigériane souhaitait répondre à une part plus vaste des besoins financiers des entreprises, à l’ouverture de sa deuxième décennie d’activité.
Créée à l’origine pour permettre aux commerçants nigérians d’accepter des paiements en ligne, l’entreprise présente cette évolution comme le prolongement de son activité historique : fournir une infrastructure sur laquelle d’autres entrepreneurs peuvent bâtir leurs produits et services.
De l’encaissement à l’infrastructure financière
Shola Akinlade a notamment évoqué le cas de PiggyVest, une plateforme nigériane d’épargne. Selon lui, les fondateurs de cette entreprise avaient sollicité Paystack afin de mettre en place des prélèvements automatisés permettant aux utilisateurs d’épargner régulièrement. Paystack disposait déjà de l’infrastructure nécessaire, sans pour autant développer lui-même une activité d’épargne.
Pour le dirigeant, cet exemple illustre l’effet indirect que peut avoir une entreprise d’infrastructure : le fournisseur technologique ne construit pas nécessairement les services finaux, mais il donne à d’autres acteurs les moyens de les lancer. Il a également cité plusieurs anciens salariés de Paystack devenus entrepreneurs, dont Douglas Kendyson, fondateur de Selar, Femi Aluko et Olumide Ojo, cofondateurs de Chowdeck, ainsi qu’Abdulhamid Hassan, cofondateur de Mono.
Cette logique accompagne le changement d’échelle affiché par Paystack. L’entreprise ne se limite plus à son marché de départ et opère désormais dans plusieurs pays africains.
Une présence élargie en Afrique
Amandine Lobelle, directrice des opérations de l’entreprise, a indiqué que Paystack avait étendu son implantation au Ghana, au Kenya, en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud. La société a par ailleurs obtenu des licences réglementaires en Égypte et au Rwanda.
Cette expansion géographique s’inscrit dans une stratégie qui vise des besoins d’entreprises plus diversifiés que la seule réception de paiements. Shola Akinlade a expliqué que les attentes des clients évoluent au-delà de cette fonction initiale, poussant le groupe à élargir les problèmes auxquels il souhaite apporter des solutions.
The Stack Group, nouvelle structure de groupe
En janvier, Paystack a annoncé la création de The Stack Group, sa société mère. Cette structure réunit Paystack, l’application de paiements destinée aux consommateurs Zap, Paystack Microfinance Bank et le studio de capital-risque TSG Labs.
Cette organisation rassemble ainsi des activités qui couvrent les paiements pour les entreprises, les paiements grand public, la microfinance et l’accompagnement de nouvelles entreprises. Elle traduit l’ambition formulée par la direction : construire un ensemble de services financiers et technologiques plus large, tout en conservant l’infrastructure comme point d’appui.
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