Orchestra Baobab présente « Made in Sénégal », un album de douze titres conçu autour de la transmission entre trois générations de musiciens. Selon L’As, le projet associe des morceaux du répertoire du groupe à de nouvelles compositions.

L’ouverture avec « Ana Maria » rend hommage à Rudy Gomis. D’autres titres historiques sont revisités, tandis que les musiciens plus récemment intégrés à la formation apportent leurs influences et leurs arrangements.

Le chef d’orchestre Thierno Koité décrit un travail collectif entre anciens et nouveaux membres. Le projet prolonge les sonorités afro-cubaines, les influences jazz et les traditions africaines qui composent l’identité musicale de Baobab.

Une tournée de promotion est en préparation. L’ambition annoncée est de se produire dans les régions du Sénégal puis dans la sous-région, alors que le groupe joue régulièrement en Europe. Le calendrier détaillé des concerts n’est pas communiqué dans cette présentation : ces déplacements restent un projet à confirmer par les organisateurs.

La transmission au centre du projet musical

La présence de trois générations dans un même album constitue l’un des éléments distinctifs du projet présenté. Elle permet d’aborder la continuité d’un orchestre à travers les interprètes et les collaborations, plutôt qu’à partir d’une seule figure. Les douze titres annoncés forment le cadre de cette rencontre entre parcours et sensibilités.

L’hommage à Ana Maria Rudy Gomis donne également une dimension de mémoire à l’album. Un hommage artistique exprime une filiation et une reconnaissance ; il ne renseigne pas à lui seul sur la répartition des compositions ou sur l’ensemble des contributions à chaque morceau. Les crédits de l’album permettront de préciser ces rôles.

Un disque et une tournée à suivre séparément

La présentation d’un album et l’annonce d’une tournée correspondent à deux calendriers distincts. Le projet de déplacements en Afrique ne permet pas encore de déduire une liste complète de villes, de salles ou de dates. Les lecteurs intéressés par les concerts devront s’appuyer sur les programmes confirmés par le groupe et les organisateurs.

L’enjeu culturel du disque tient à cette circulation entre patrimoine, création et scène. Pour en apprécier la réalisation musicale, il faut écouter les morceaux et examiner leurs arrangements ; la seule annonce de sortie ne suffit pas à porter un jugement sur leur qualité. Cet article présente donc le projet et ses intentions, sans se donner pour un compte rendu de concert ou une critique d’écoute.