Le Sénégal prévoit de lancer trois appels publics à l’épargne sur le marché financier d’ici à la fin de l’année. L’un d’eux prendra la forme d’un sukuk, un instrument de finance islamique. Le montant recherché pour chacune des émissions est estimé à environ 200 milliards de FCFA.
Cette orientation a été présentée par Elhadji Alioune Diouf, directeur des marchés des capitaux à la Direction générale des financements et de la dette, lors d’une rencontre du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan avec la presse, consacrée à la trajectoire économique et financière du pays.
Un accès attendu à des financements moins coûteux
Selon le responsable, l’aboutissement des négociations avec le Fonds monétaire international doit permettre au Sénégal d’accéder à des ressources concessionnelles et de bénéficier d’une baisse des taux de financement. Il a relié le durcissement récent des conditions de levée de fonds à plusieurs facteurs, parmi lesquels l’absence de programme avec le FMI.
Les trois opérations annoncées s’inscrivent ainsi dans la poursuite du calendrier de mobilisation financière de l’État.
Le PTDS présenté comme distinct d’une restructuration
En marge de cette rencontre, Elhadji Alioune Diouf a affirmé que le PTDS ne constituait pas une restructuration de dette. Il a indiqué que l’État avait retenu un plan mettant en avant les spécificités et les points forts du Sénégal.
Il a notamment évoqué le choix de ne pas intégrer une partie de la dette et l’exclusion de la dette libellée en FCFA du champ d’exécution. Cette dette en FCFA est estimée à 9 100 milliards de FCFA. Le directeur des marchés des capitaux a également souligné que, contrairement à plusieurs pays engagés dans des restructurations, le Sénégal n’a pas connu de défaut constaté.
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