Quatorze dirigeants, majoritairement venus d’États du Pacifique, ont atterri mardi à Funafuti, la capitale de Tuvalu. Parmi eux figure le Premier ministre australien Anthony Albanese. Cette visite intervient alors que les Fidji accueillent, jusqu’à jeudi, une réunion préparatoire à la COP31.
Le déplacement doit mettre en lumière les conséquences concrètes du réchauffement climatique dans le Pacifique ainsi que les réponses envisagées pour protéger les populations. Les responsables doivent notamment visiter un projet d’adaptation côtière conçu pour limiter les effets de l’élévation du niveau de la mer, avant un temps d’échanges et une cérémonie d’adieu.
Un territoire particulièrement exposé
Tuvalu fait partie des pays les plus vulnérables à la montée des eaux. Le point le plus élevé de Funafuti se situe à environ deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Deux des neuf îles de l’archipel sont déjà en grande partie submergées.
Le pays prépare le déplacement de ses quelque 10 600 habitants dans l’hypothèse où son territoire serait englouti par l’océan. Pour le ministre tuvaluan du Climat, Maina Vakafua Talia, les décisions prises lors de la pré-COP puis de la COP31 auront des conséquences immédiates pour les communautés de l’archipel.
Des récifs presque entièrement détruits
La crise ne se limite pas aux terres exposées à la mer. Une vague de chaleur marine en 2024 a détruit environ 99,9 % des coraux autour des îles isolées de Tuvalu, selon les informations rapportées. Le biologiste marin Austin Bowden-Kerby, qui s’est rendu dans l’archipel l’année dernière, a décrit des récifs réduits à des squelettes de coraux.
Il attribue cette destruction directement au changement climatique, plutôt qu’à la pollution ou à la surpêche. Rajneel Singh, scientifique exerçant à Tuvalu, a également indiqué que le dérèglement climatique affectait déjà les ressources alimentaires de la population.
La barre de 1,5 °C au centre des discussions
Les États du Pacifique entendent défendre le maintien de l’objectif de limitation du réchauffement à 1,5 °C et rappeler les effets de la hausse des températures sur les océans. Les travaux de la pré-COP ont vocation à préparer la COP31, conférence climatique des Nations unies annoncée en novembre à Antalya, en Turquie.
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